News

La Vie des Marchés

avril 05
L'arrivée du printemps n'aura pas contribué à donner une impulsion véritable aux marchés financiers trop préoccupés par les échéances électorales à venir (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Espagne, Brésil). Le ton du discours de Janet Yellen est donc demeuré prudent sur la conjoncture mondiale et sur les risques multiples (politiques, économiques...).


Aux Etats-Unis, doucement, le scénario inflationniste prend de l'ampleur. La Californie a d'ailleurs annoncé une hausse graduelle du salaire horaire minimum de 10$ à 15$. Une remontée plus rapide des taux d'intérêt n'est donc pas à exclure totalement, ce que le marché n'anticipe pas à ce stade.
L'euro retrouve des niveaux élevés (proches de 1,14 contre dollar) ce qui pourrait soulager temporairement les profits des entreprises américaines qui, notamment à cause du dollar fort, ont baissé de 3% en 2015, une première depuis 2008. Sur le plan domestique, la croissance américaine donne toujours des signes de relative sérénité depuis le début d'année : les dépenses de consommation progressent, la confiance du consommateur se maintient à un niveau élevé et les ventes de maisons neuves bondissent en février.

En Asie, le tableau est bien différent : l'indice Tankan (climat des affaires au Japon) ressort en dessous des attentes entraînant à la baisse le Nikkei et S&P a abaissé la perspective de la note de crédit de la Chine de stable à négative. Petit signe d'espoir tout de même, le PMI manufacturier chinois (Caixin) a repassé la barre des 50.

En Europe, le psychodrame britannique sur sa sortie potentielle de l'Union Européenne va s'installer dans un paysage médiatique plus large que celui des tabloïds anglais dont la qualité rédactionnelle et éditoriale est légendaire. Tous les commentateurs avisés, notamment ceux qui travaillent à la City, s'accordent à dire que ce référendum est une "lose-lose situation". D'un débat interne au parti conservateur britannique poussé à son extrême par le parti anti-européen UKIP, le sujet est devenu désormais continental voire mondial. Avouons humblement que l'inconnu politique actuel n'est pas forcément l'environnement le plus propice pour l'investissement. Souhaitons que les publications trimestrielles confirment la bonne santé des entreprises européennes.

Source: DNCA Finance - Igor de Maack. Achevé de rédiger le 1 avril 2016.

Partager cette information