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la Vie des Marchés

mai 09
Les publications continuent de surprendre positivement les investisseurs et notamment celles de deux grandes banques françaises systémiques (BNP Paribas et Société Générale).

Les banques  européennes constituent le secteur value par excellence (avec le pétrole également), il faut toutefois faire ses choix dans les véhicules d’investissement. Ainsi, l’échec de l’introduction en bourse de la banque régionale italienne Banca Popolare di Vicenza, qui devait lever 1,5 milliard d'euros à cette occasion, a replongé le secteur bancaire et l’indice boursier italiens dans une spirale négative.

Si en Allemagne, le secteur est entaché par les difficultés des Sparkassen et déstabilisé par les restructurations de Deutsche Bank et de Commerzbank, la France bénéficie du redémarrage de l’investissement industriel, du rebond de la distribution de crédit et de la bonne dynamique de l’épargne. Certes, le niveau des taux ne les favorise pas et le premier trimestre n’a pas été rose pour les activités de banques d’investissement mais le point bas a sûrement été touché en termes de bénéfices par action depuis quelques mois. La contrainte réglementaire sera également moins pénible si le cycle économique aide les bilans bancaires. Les marchés actions vont probablement se mettre sur le mode « pause » jusqu’aux échéances du Brexit et des élections espagnoles.

Sur le sujet britannique, les derniers sondages indiquaient un léger avantage au « Bremain ». La pression va donc s’accentuer sur l’électeur britannique pendant les prochaines semaines et particulièrement sur celui qui s’avoue indécis. La question de la sortie de l’Union Européenne n’est pas aisée en termes purement pratiques. Si le Royaume-Uni devait sortir de l’Union Européenne, il devrait d’abord négocier son divorce puis immédiatement après une forme de remariage (nouveaux liens commerciaux avec l’UE) avec probablement un changement de gouvernement entre les deux.

En Espagne, ces secondes élections ne devraient pas forcément donner un résultat très différent au vu des positions actuelles. Toutefois, au deuxième coup, les électeurs souhaiteront que les formations politiques soient capables de gouverner, un défi pour les partis contestataires comme Podemos qui, jusqu’à présent, ne se sont pas montrés capables de transiger comme en son temps son homologue italien Cinque Stelle de Bepe Grillo.



Source: DNCA Finance - Texte achevé de rédiger le 6 mai 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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