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La Vie des Marchés

mai 24
La Fed a réinstallé dans les esprits des investisseurs la hausse potentielle de ses taux au cours de l’été entraînant ainsi des mouvements contraires à ceux observés depuis quelques mois : tension momentanée sur les taux, appréciation du dollar, baisse des marchés actions.
En effet, les risques les plus importants (récession américaine, décrochage du peg chinois, implosion de la dynamique économique européenne) ne sont pas matérialisés au premier semestre. La croissance mondiale sur les deux derniers trimestres n’est pourtant pas florissante et approche le niveau des 2,5%, un niveau qui ne permet pas forcément d’être trop confiant sur l’avenir. Ainsi, les marchés actions européens sont entrain de se figer, tout au moins en termes de volumes traités, comme un lac pris dans les premières gelées d’hiver à l’approche de l’autre sujet anglo-saxon : le Brexit.

Leur complaisance fluctue au gré des sondages qui donnent en apparence, quand ils sont réalisés par téléphone, un très léger avantage au « Bremain ». Il faut reconnaître que personne, et surtout parmi celles et ceux qui ne votent pas, ne peut à ce stade prédire l’issue du scrutin.
Du point de vue économique, on a du mal à percevoir les avantages d’une sortie d’un marché unique pour une économie déjà déréglementée et profitant à plein de son partenariat commercial avec l’Union Européenne. Jusqu’à cette date, les investisseurs non-européens (autant dire les investisseurs américains) repoussent leur décision tout comme certaines entreprises qui font preuve d’attentisme avant de déclencher leur programme d’investissements au Royaume-Uni.
A contrario, certaines autres se lancent dans des opérations de fusion-acquisition dans le secteur des services pétroliers comme Technip et FMC Technologies. Ces deux sociétés ont annoncé leur mariage et leur décision d’implanter leur siège social à…Londres faisant fi des conséquences d’un éventuel Brexit.

Une chose est certaine après le 23 juin, la Grande-Bretagne sera toujours une île et l’Europe un continent. Souvenons-nous aussi que si l’hymne britannique commence par « God save the Queen », il finit aussi par cette supplique « oh save us all ».



Source: DNCA Finance - Texte achevé de rédiger le 20 mai 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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