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La Vie des Marchés

juin 13
La Banque mondiale a revu cette semaine ses perspectives de croissance mondiale à 2,4% pour l'année 2016 et à 2,8% pour 2017. Cette situation a rendu la Fed de nouveau hésitante sur sa prochaine hausse des taux.


Enfin, le vote sur le Brexit est en ligne de mire conduisant bon nombre d'investisseurs à mettre en place des stratégies de couverture à court terme. Ces éléments constituent un menu assez indigeste à ingurgiter pour les investisseurs. C'est pourquoi les marchés financiers se trouvent en ce moment en apesanteur sans volume et sans réelle conviction. Toutes les décisions sont suspendues au vote du peuple britannique qui doit bien se demander pourquoi donc lui est posée une question aussi saugrenue puisque personne ne comprend ce qu'il a à gagner économiquement dans cette affaire.
Mais soyons pragmatiques : si le Brexit était gagnant dans les urnes, une éventuelle baisse des marchés européens permettrait de racheter à bon compte certaines actions car les niveaux actuels de valorisation (PE 2016 = 15x) ne donnent, pour l'instant, pas une marge de manœuvre suffisante sauf à choisir des stratégies moins chères et plus ciblées dans son stockpicking (value, situations spéciales, thématiques).

Si le Bremain gagne, les investisseurs non résidents pourraient se décider à revenir progressivement sur les actions européennes qu'ils ont désertées depuis de longues semaines et ce, malgré l'interventionnisme de la BCE. On peut donc se demander raisonnablement si finalement il n'y a pas plus d'opportunités que de risques dans ce référendum du point de vue tactique sur les marchés. N'est-ce pas non plus politiquement une nouvelle chance donnée à l'Europe pour se transformer à l'instar de la zone euro qui a mué radicalement en l'espace des cinq dernières années ?  En matière d'investissement notamment en actions et surtout quand les rendements obligataires sont asséchés par les banques centrales, il faut toujours se placer avec un horizon long terme.

Les multiples péripéties de l'histoire humaine, parfois même les pires atrocités, n'ont pas empêché la progression constante de la production de richesse mondiale depuis deux siècles. Noyés dans un flux de nouvelles sensationnalistes et parfois dépassés par la vitesse de circulation de l'information, les investisseurs perdent de vue l'essentiel : les risques et la volatilité d'aujourd'hui seront les performances de demain.

 

Source: DNCA Finance - 13/06/2016 - Texte achevé de rédiger le 10 juin 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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