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La Vie des Marchés

août 29

La dernière semaine de "vacances" des marchés a montré un certain manque de direction des marchés probablement dans l'attente d'une rentrée plus agitée.

Les indices de climat des affaires en France (PMI) et en Allemagne (IFO) ont montré une relative faiblesse au mois d'août mais les données sont globalement satisfaisantes pour les deux premières économies de la zone euro.

L'Allemagne continue d'engranger les excédents (18,5 milliards dégagés au mois de juin) et la France connait un nouveau mois de légère baisse du chômage en juillet (baisse de 19 100 demandeurs d'emploi). La croissance de la zone euro ne semble pas avoir fléchi, les Etats-Unis continuent d'afficher leur robustesse et la Chine ne s'est pas effondrée. Le rebond puis la stabilisation des prix des matières premières (le pétrole notamment) est aussi de bonne augure et éloigne pour l'instant le risque d'implosion d'un pays émergent producteur de matières premières. Ainsi le prix du nickel a progressé de 15% depuis le début de l'année et l'indice Nyse Arca Steel Index de près de 50%. Même si les données du commerce mondial n'affichent pas d'accélération, tous ces éléments confirment une stabilisation de la situation macro-économique mondiale. Bien aidés par les banques centrales, les agents économiques profitent du coût de financement historiquement bas pour se lancer dans des opérations de fusion & acquisition à effet relutif immédiat : Téléperformance/LLS, Syngenta/ChemChina, Pfyzer/Medivation sans compter les rumeurs de rapprochement Linde/Praxair pour contrer Air Liquide.

Les ombres à cette fresque ne sont donc pas économiques mais plutôt politiques. Les élections américaines se rapprochent. Les sondages se multiplient et les scenarios sombres s'échafaudent dans des pays comme l'Italie ou la France à l'aune des consultations populaires. Comme souvent, les investisseurs cherchent à se faire peur pour justifier une attitude de plus en plus frileuse sur les actions notamment européennes. Il est vrai que le désamour des électeurs pour des élites souvent déconnectées des réalités ou défaillantes dans leur comportement s'accroît dans les démocraties développées. Pour les marchés, le véritable risque semble plutôt du côté obligataire avec une résurgence inattendue de l'inflation. Si les données d'accélération de la hausse des salaires se confirment aux Etats-Unis (+2,6% pour le salaire horaire moyen), la Fed pourrait bien être obligée de modifier plus rapidement sa politique monétaire.

Source : DNCA Finance - Texte achevé de rédiger le 26 août 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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