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La Vie des Marchés

sept. 27

"Si nous voulons que tout reste tel que c'est, il faut que tout change".


Cette phrase célèbre prononcée par Tancredi le neveu du prince Salina dans le livre intitulé "Le Guépard" de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, pourrait s'appliquer aux banques centrales et à leurs thuriféraires. En effet, elles font semblant de vouloir changer leur politique monétaire sans réellement les normaliser. Et la BoJ et la Fed ont finalement décidé de temporiser lors de leurs dernières réunions ce qui a encore donné lieu à un rebond technique des marchés actions européens. Doit-on pour autant se réjouir de taux indéfiniment bas et d'une croissance mondiale plus faible que lors des cycles précédents ? La réponse est non. Les politiques monétaires sont arrivées au bout de leur utilité puisqu'elles ne semblent plus que servir à rassurer des investisseurs qui achètent toujours plus d'obligations pour soigner leur angoisse maladive de future fin du monde.

Les taux courts risquent de monter toutefois aux Etats-Unis (en décembre de cette année comme en 2015 d'ailleurs) mais il n'est pas assuré que la courbe des taux se pentifie pour autant. Les actions européennes subissent toujours les sorties de la part des investisseurs mais la semaine passée n'a vu que 1,8 md$ fuir l'Europe contre 2,5 md$ la semaine précédente. Les obstacles politiques sont encore nombreux et les incertitudes ne parviennent pas pour l'instant à être dissipées par la logorrhée des dirigeants politiques.

Les échéances électorales et leur lot de commentaires prémonitoires pourraient bien encore une fois servir de points d'entrée car comme en février ou comme en juin lors du Brexit, les pics de stress et les mouvements de volatilité seront toujours de bonnes opportunités pour racheter des actions européennes à bon compte.

Source: DNCA Finance - Texte achevé de rédiger le 23 septembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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