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La Vie des Marchés

oct. 11

Les atermoiements des banques centrales, les échéances électorales et le Brexit alimentent toujours les craintes des marchés; la livre continue de s'affaisser en se rapprochant de la parité avec l'euro et les taux longs sont sous pression.


Notons toutefois que malgré cela, le Trésor italien a émis une obligation à 50 ans avec un taux proche de 2,85% pour un montant de 5 Md€ et une demande supposée de 18,5 Md€ de la part des investisseurs ! Mais l'emprunt perd déjà trois points sur les premières cotations...

Une lueur d'espoir est apparue dans le ciel macro-économique. Les indices PMI-Manufacturier se redressent dans la plupart des pays industrialisés. Après avoir connu un point bas (50) en début d'année, le PMI manufacturier global tangente désormais le niveau de 52 grâce notamment à la fin de la réduction des surcapacités industrielles en Chine. Dans les économies développés et/ou fortement digitalisées, les services sont désormais majoritaires dans la contribution au PIB. Pourtant, l’industrie draine encore une masse importante de capitaux et d’investissements comme dans le cas du secteur pétrolier. Ainsi, cette amélioration de la composante industrielle pourrait-elle raffermir les perspectives de croissance dans le monde et éloigner le spectre de la baisse généralisée des prix. En effet, depuis les deux grandes crises 2008-2011, les thèmes de la déflation globale permanente et de la sénescence inexorable de l’espace économique européen dominent les débats.

En zone euro, les chiffres d’inflation sont encore bas (0,4% pour le mois de septembre) mais c’est le niveau le plus élevé depuis juillet 2014.
Aux Etats-Unis, de premières tensions salariales sont palpables et l'inflation sous-jacente se rapproche du niveau de 2% (1,7%). Avec le rebond du baril, les pays producteurs de pétrole (Russie, Brésil et Arabie Saoudite) vont dès lors retrouver une marge de manœuvre budgétaire. Les grandes compagnies pétrolières, après avoir réduit drastiquement leur programme d’investissement, devront les reprendre pour contrebalancer l’extinction de leurs réserves. Ce cercle inflationniste vertueux prendra bien sûr quelques années et il suppose qu’il n’y ait pas de crise économique majeure dans l’intervalle. Mais tout comme dans les années 1980 au cours desquelles aucun investisseur ne pouvait imaginer une inflation à 0% trente ans après, en 2016, beaucoup d’investisseurs estiment son retour comme irréaliste…

 

 

Source: DNCA Finance - Texte achevé de rédiger le 7 octobre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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