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La Vie des Marchés

oct. 25
La réunion de la BCE de cette semaine n'a finalement rien donné comme attendu. La situation actuelle ne pouvait justifier une accélération ou un arrêt de sa politique monétaire accommodante. Il eut été trop dangereux également de précéder par une décision surprise le geste de la FED sur les taux en décembre ou les échéances politiques.



La Chine, quant à elle, n'a pas déçu sur son fameux chiffre de croissance du PIB. Au troisième trimestre, celle-ci s'élève à 6.7% sur un an, comme sur les deux trimestres précédents. Un point intéressant à noter dans cette statistique réside dans la bonne dynamique du secteur immobilier et des investisseurs publics, secteurs soutenus par les caciques du pouvoir pékinois. On peut toujours critiquer les statistiques et leur véracité mais en dynamique on peut affirmer que les chiffres ne se dégradent pas. Les publications des sociétés du luxe évoquent même une amélioration.

Restons un instant en Extrême-Orient car un vieil enseignement attribué à Confucius pourrait éclairer l'investisseur perdu et écartelé par les tenailles des taux zéro et de la constante pression fiscale. Ainsi, le grand sage chinois distillait les trois conseils suivants : "si tu as un plan à un an, alors plante du riz, si tu as un plan à dix ans, alors plante des arbres et si tu as un plan à cent ans, éduque tes enfants". Aussi pourrions-nous transposer ces principes au monde actuel de l'épargne.

A court terme (moins d'un an), l'investisseur investira dans les obligations courtes et percevra son coupon annuellement ou semi-annuellement comme le paysan dans sa rizière qui récoltera son riz (car en effet, certains types de riziculture peuvent produire plusieurs récoltes par an). Mais chaque année, il réinvestira (replantera) pour percevoir sa rémunération. L'investisseur qui possède dix ans devant lui investira dans des actions comme l'arboriculteur qui plantera ses arbres fruitiers pour en percevoir les premiers fruits trois ou quatre ans après.

Enfin, l'investisseur, qui a plus d'une vie devant lui (cent ans) devra, certes, payer des études à ses enfants (pour qu'ils financent sa retraite bien méritée) mais aussi investir dans une rente indexée longue. Outre l'immobilier toujours considéré comme un investissement de très long terme (surtout par les Français), il pourra choisir là aussi des actions et surtout celles qui distribuent des dividendes élevés car ce sont bien souvent les dividendes qui constituent le socle d'une performance durable.

Ce n'est pas d'ici la fin de l'année que l'investisseur européen se convertira à la pensée confucéenne mais il n'est pas inutile de rappeler que à chaque investissement correspond d'abord un horizon.

 

 

Source: DNCA Finance - Texte achevé de rédiger le 21 octobre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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