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La Vie des Marchés

nov. 02
La saison de publication des résultats trimestriels s’avère plutôt mitigée

La saison de publication des résultats trimestriels s’avère plutôt mitigée sans pourtant que les dirigeants d’entreprises ne véhiculent un discours véritablement négatif sur le déroulement des affaires courantes. Si certaines sociétés ont publié de solides résultats (Sanofi, Total, BNP Paribas, STM, LVMH, Volkswagen), d’autres ont plutôt déçu (Capgemini, Publicis) ou révisé en baisse leurs objectifs (Ryan Air, Gemalto, Ericsson).

Dans un marché technique sans volume avec des flux toujours sortants (38ème semaine consécutive), les sanctions boursières peuvent parfois paraître trop sévères. C’est normalement au mois de novembre que le consensus d’analystes réalise ses dernières révisions de bénéfices pour l’année en cours. Ces derniers sont pour l’instant attendus plus ou moins stables tant aux Etats-Unis qu’en Europe.

Pour 2017, la croissance des résultats est anticipée à respectivement +12% et +14% pour les deux zones, soit un niveau comparable à celui des cinq dernières années. Ainsi, pourrait-on légitimement douter des prévisions 2017 et craindre qu’eux aussi seront révisés en baisse au cours de l’année prochaine. Mais « l’histoire ne se répète jamais, elle rime » disait Mark Twain. L’autre rime de ce poème écrit par les marchés se lit dans la situation du marché obligataire. Depuis quelques semaines, les taux d’intérêt se tendent. Ainsi, le Bund 10 ans s’élève maintenant à 16 points de base s’éloignant ainsi de son niveau historique le plus bas atteint au cours de cette année. Cet environnement n’est pas favorable aux placements obligataires à longue duration. Il traduit les tensions inflationnistes et la probable remontée des taux en décembre aux Etats-Unis.

Les actions européennes, quant à elles, continuent de procurer un rendement attractif et une base d’actifs nominaux (indexés sur l’inflation). Comme dans la peinture du grand maître hollandais Rembrandt, les marchés financiers offrent actuellement l’image du clair-obscur dans son fameux chef d’œuvre la Ronde de Nuit. L’investisseur déambule ainsi entre ombres (Brexit, échéances électorales, manque de croissance mondiale) et lumières (entreprises bien gérées, dividendes plantureux, valorisations raisonnables pour certains). La lunimosité salvatrice peut parfois jaillir de l’osbcurité maléfique.

C’est sûrement dans ces fugaces instants qu’il aura fallu trouver des opportunités d’investissement en 2016  pour aller chercher la performance.

 




Source: DNCA Finance - Texte achevé de rédiger le 28 octobre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion

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