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La Vie des Marchés

nov. 22
La plupart des investisseurs se pose désormais la question de la pérennité de la nouvelle tendance initiée par les marchés depuis l'élection américaine

Avec quelques jours de recul, nous pouvons en tirer quelques enseignements. La phase de marché qui se déroule sous nos yeux actuellement ressemble d'abord à un ajustement caractérisé par des réactions violentes sur les différentes classes d’actifs qui avaient perçu les flux des investisseurs ces derniers mois et ces dernières années : obligations souveraines, or, marchés émergents, actions chères de style croissance ont été vendus au profit des actions décotées de style value et de paris sectoriels (banques, assurance, pharmacie). Ces mouvements ont été réalisés dans de forts volumes car I/ certains thèmes d'investissement étaient beaucoup trop consensuels voire naïfs et II/ l’élection de Trump était loin d’être anticipée tout comme son impact sur les marchés de taux. Cette élection a servi de déclencheur pour les investisseurs obligataires installés dans une situation (in)confortable depuis trop longtemps.

Cet événement et ses conséquences justifieront d'autant plus la prochaine hausse des taux de la Fed en décembre. Les marchés des taux, souvent directeurs, montrent donc une nouvelle voie en enterrant provisoirement le scénario déflationniste. La stratégie de reflation aux Etats-Unis sera favorable aux actions mais il faudra qu'elle se propage aussi en Europe où les problèmes ne sont pas uniquement monétaires et économiques.

Enfin, il ne faut pas oublier que sans croissance du PIB réelle, une inflation n'est pas non plus la panacée pour les consommateurs et pour les entreprises. Aux Etats-Unis, il est encore trop tôt pour conclure ou miser sur l'efficacité de la politique de l'équipe Trump. En Europe, la revitalisation de la croissance économique demeure toujours l'objectif prioritaire avec comme épée de Damoclès des agendas électoraux chargés.

Il faudra donc encore une fois être patient mais si la patience a souvent un goût amer, son fruit est toujours doux.

 



Source: DNCA FInance - Texte achevé de rédiger le 18 novembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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