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La Vie des Marchés

déc. 13
Impossible de ne pas reparler de celui qui a été élu récemment "homme de l'année" par Time Magazine : le Président Trump. Car avec Donald, les investisseurs (surtout actions) sont, comme Alice, au pays des merveilles. Les indices américains volent de record en record et les indices européens ont démarré leur rallye de fin d'année dans le sillage de la démission du tempétueux Matteo Renzi qui a surestimé son aura chez ses concitoyens en liant son avenir au résultat d'un référendum d'ordre pourtant plutôt technique.



Sans échéance électorale, les épargnants semblent redécouvrir l'intérêt d'un placement actions et l'utilité d'inclure dans un portefeuille certaines entreprises vouées aux pires gémonies dans le passé (les valeurs pétrolières et les valeurs bancaires). La rotation entre classes d'actifs et secteurs se poursuit donc dans une joyeuse ambiance de marché de Noël à la Saint-Nicolas. Avec leur poids dans les indices, les financières et les matières premières lancent un vrai défi pour les gestions non indicielles qui seraient restées trop longtemps éloignées de ces thèmes value.

Sur le front économique, pour l'instant, les intentions et le programme de Trump aux Etats-Unis ont convaincu les investisseurs sur la prolongation du cycle américain. Mais il restera à prouver que redynamiser toutes les économies du monde avec la relance budgétaire constitue une solution viable et idoine et que l'inflation bénéficiera aussi aux salariés.

Dans la zone euro, la BCE a annoncé le rallongement de son programme de rachat d'actifs tout en diminuant les montants mensuels achetés (de 80 md€ à 60 md€) et en modifiant les modalités d'achat rendues désormais plus souples (notamment sur les critères du rendement et de la maturité). De manière déguisée, ces annonces ressemblent plus à une forme de "tapering" et le marché obligataire ne s'y est pas trompé puisque les taux souverains européens ont tous progressé le jour de l'annonce. Ainsi, la divergence monétaire entre les Etats-Unis et la zone euro pourrait ne plus perdurer. Laisser les taux américains trop monter et ne pas accompagner la politique monétaire américaine pourrait conduire à diriger la majorité des flux mondiaux vers la zone dollar et ainsi pénaliser l'Europe. Il est encore temps de recharger les portefeuilles en valeurs bancaires et en thématiques value. Depuis 2008, il a été quasiment impossible de convaincre un investisseur européen de se tourner vers les actions européennes et vers ce type de secteurs. Ces investissements "maudits" pourraient bien redevenir (un peu plus) à la mode.



Source: DNCA Finance - Texte achevé de rédiger le 9 décembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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