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La Vie des Marchés

mars 21
Les échéances politiques, comme en 2016, sont scrutées par les marchés financiers mais leur impact pourrait être surestimé.

Les échéances politiques, comme en 2016, sont scrutées par les marchés financiers mais leur impact pourrait être surestimé.

Après l’Espagne, l’Italie, l’Autriche, c’est au tour de la Hollande de repousser la tentation de l’extrémisme politique et économique. Le parti libéral néerlandais a en effet gagné son pari d’arriver en tête et d’être en position de former une coalition. Même si les marchés ne se sont guère inquiétés de l’occurrence électorale batave, ce vote démontre que les thèses anti-européennes sont loin d’être majoritaires. Nul ne conteste certaines inefficiences de l’Union Européenne, ce que les Anglais nous ont rappelé lors du référendum sur le Brexit, ou les incohérences d’une zone monétaire (la zone euro) où les niveaux intrinsèques de flexibilité des économies divergent. Pourtant, tous les paramètres économiques de la zone euro s’améliorent (indices de confiance, taux de chômage, distribution de crédit, retour de l’inflation, légère révision en hausse des bénéfices des  entreprises) ; depuis trois ans, le PIB de cette dernière évolue au-dessus de son potentiel théorique long terme qui se situe à 1%.

Habituée à engendrer de manière répétée des chocs anxiogènes systémiques depuis 2011, la zone euro pourrait de nouveau apparaître aujourd’hui comme une zone d’investissement attractif...pourvu que le dernier obstacle politique soit franchi sans trop d’encombres. Ainsi, l’élection présidentielle française apparaît désormais comme le dernier point focal de l’évolution des marchés financiers. A ce stade, les sondages, pour ce qu’ils valent, n’indiquent pas une probabilité forte de voir un parti extrême remporter cette élection et encore moins celle d’obtenir une majorité parlementaire à l’issue des élections législatives de juin. La croissance européenne mais aussi mondiale se prolonge et les conditions monétaires se normalisent aux Etats-Unis.

Malgré d’immenses pressions populo-médiatiques sur les démocraties, il est encore trop tôt pour écrire le testament de la zone euro et enterrer le capitalisme global.

 

Source: DNCA Finance -Texte achevé de rédiger le 17 mars 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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