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La Vie des Marchés

déc. 19
Accélération économique de la zone euro en attendant la volatilité en 2018...

Depuis maintenant dix ans, le monde entier (et particulièrement le monde anglo-saxon) a promis la fin de la zone euro. Après deux crises macro-économiques, une crise institutionnelle et une quasi-crise monétaire (la Grèce), la zone euro accélère son rythme de croissance (autour de 2,3-2,4%). Elle est aussi la région du monde où les inégalités se sont le moins creusées. Certains pourraient dire qu'il manque de la croissance à la zone euro mais si la croissance ne profite qu'à une trop petite minorité elle entraînera nécessairement des déséquilibres et les systèmes démocratiques seront à la merci des pressions populistes (Brexit, élection de Donald Trump). Galbraith avait écrit que l'abus économique est comme l'abus d'alcool, il a ses lendemains difficiles. Il faudra donc surveiller la montée de l'endettement partout sur la planète.


La France et l'Italie sont probablement les deux bonnes surprises de cette année 2017. Sans réforme majeure, l'Italie a conservé son système bicaméral qui a l'avantage d'exclure les extrêmes. Avec un train de réformes ambitieux et sans réelle opposition, la France d'Emmanuel Macron s'offre la chance de revenir sur le devant de la scène économique et politique. Il reste en Europe cependant des échéances électorales (Catalogne, Italie, formation de la coalition en Allemagne). Ce seront sûrement des événements de stress sur les marchés.

Les opérations financières sont nombreuses (Disney/Fox, Unibail/Westfield, Atos/Gemalto) et témoignent de l'optimisme des entreprises. Aux Etats-Unis, la décision de relever les taux a donc été prise dans l'indifférence générale. Les perspectives de hausse des taux en 2018 (entre 2 et 3) ne sont pas forcément encore totalement intégrées par les marchés. Les banques centrales du monde entier commencent à s'inquiéter des effets pernicieux d'une politique monétaire trop accommodante pendant trop longtemps. Elles peuvent être sources de corrections et de volatilités passagères en 2018. Il faudra attendre encore un peu (huit jours) pour avoir la photo finish boursière de cette année.

Pour que le cliché ou le portrait de cette année soit réussi, les investisseurs devront bien tenir la pose, sourire et regarder l'objectif en espérant enchaîner une septième année positive sur les marchés actions européens.

Source: DNCA Finance -Texte achevé de rédiger le 15 décembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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